Home, sweet home. Une idée d’enracinement, de déracinement

Cette exposition s’est tenue aux Bains-douches à Besançon du 07/02/2015 au 28/02/2015. Les Bains- douches sont un lieu associatif d’animations culturelles au coeur de Battant. Dans ce quartier cosmopolite où les cultures se rencontrent, il s’agissait d’évoquer l’attachement aux lieux et notre besoin de nous fixer dans un espace; quand la construction identitaire est perturbée ou recherchée. Cette exposition s’est voulue collective et transdisciplinaire. Le dessin a côtoyé la peinture, la sculpture et le texte. Le poète Alexandre Rolla a pour l’occasion fait la lecture de son ouvrage « Paysages incertains ». Ce sont donc des sensations de dépaysement, des vues exotiques, des logis improbables, des tartans que les artistes nous ont donné à contempler: des images nous faisant passer de la transparence à l’ancrage et de l’ancrage à la transparence.

Clément Richem (Besançon)
« J’érige des architectures d’argile. Avec le temps, ces constructions s’érodent, se brisent. Sur les vestiges je dresse de nouvelles architectures». L’artiste est en résidence à Besançon. Son travail évoque l’enracinement à travers le temps. Ces constructions éphémères naissent, évoluent, se détruisent et se reconstruisent. Puis meurent.

Thomas Henriot (Besançon/Paris/New York)
« Nous voyons naître des horizons à notre oeil invisibles et révélés par le trait qui serpente dans le lit de papier. »Thomas Henriot vit et travaille dans le monde. Ses dessins nous offrent le déracinement. Les paysages du monde, qui prennent forment en noir sur le papier blanc, sont des lieux d’expérience sensible: les codes changent, la curiosité fait place au vertige.

Anthony Freestone (Paris)
Depuis déjà plusieurs années un pan du travail de Freestone consiste à reproduire à l’acrylique de façon méthodique des tartans écossais. Ces tissus, qui avaient une fonction naturelle de camouflage, s’associèrent au fil des ans à une région aussi bien qu’à son clan. « Ainsi suggèrent-ils, par leurs couleurs, l’enracinement dans une région, dans la nature (la teinture des premiers damiers provenaient des végétaux et pigments de la contrée) et dans un clan ».

Notre souhait était de partager cette exposition avec les plus jeunes et de donner lieu à un échange scolaire. La classe de CE1 de l’école primaire d’Arènes avec sa directrice Mme Gontier-Boussard a donc pu réfléchir sur le lieu de l’exposition au sentiment d’appartenance à un quartier, à une ville, à un clan avec les oeuvres d’Anthony Freestone. L’exposition s’est prolongée ensuite dans leur classe par un travail plastique sur les tartans. Le passage du Centre d’Art Mobile aux Bains-Douches s’est depuis prolongé : un extrait du texte d’Alexandre Rolla demeure en adhésif, enraciné dans le grand miroir de la salle d’accueil...

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