Exposition Isidore Isou, du lettrisme à la créatique
Lieu : Galerie d’art contemporain, Besançon
Dates : du 29 mars au 29 avril 2006

Exposition proposée par le centre d’art mobile et Frédéric Acquaviva (commissaire de l’exposition), assisté de Maria Faustino, en partenariat avec la galerie d’art contemporain de la ville de Besançon. Juste avant l’exposition, conférence de Yan Ciret, Isou paradis et violence. De la destruction de l’art à son dépassement, le 20 mars au Musée des Beaux-arts et d’Archéologie de Besançon, en partenariat avec l’École régionale des Beaux-arts, l’université de Franche-Comté et le FRAC de Franche-Comté, pendant l’exposition, intervention de Michel Giroud, Novatique & Créatique, et projection, le 28 mars, du Traité de bave et d’éternité, film d’Isidore Isou, présenté par Jean-Damien Collin.

« Cette exposition a pour but de révéler la pensée complexe de l’un des créateurs les plus originaux du XXe siècle, Isidore Isou, et certainement le plus ambitieux de tous.
Dès 1945, date de son arrivée de Roumanie à Paris à tout juste 20 ans et jusqu’à aujourd’hui, il opère d’une manière systématique le dépassement de nombreuses disciplines rarement convoquées par un seul et même créateur…
La poésie, la musique, les arts plastiques, le cinéma, le théâtre, la danse, les sciences, la philosophie, la médecine, etc. sont bouleversés par des concepts nouveaux baptisés lettrisme, hypergraphie, soulèvement de la jeunesse, art infinitésimal ou esthapéïrisme, cadre supertemporel, psychokladologie… tous précisés par sa méthode de création consciente, la Créatique…

La complexité du Lettrisme, ses prétentions utopistes et réellement subversives, les incessantes polémiques ainsi que ses nombreux adeptes (dont Guy Debord reste paradoxalement le plus connu), ont certainement occulté l’œuvre personnelle d’Isou.
Si une grande exposition muséale reste à faire (Isou a réalisé plus d’un millier d’œuvres plastiques), il fallait retourner aux écrits fondamentaux. Livres, affiches, tracts… pour la plupart introuvables, et dont on montrera un ensemble rétrospectif jamais égalé, complété de documents rares ou inédits, ainsi qu’un choix d’œuvres (dessins, gouaches, photographies, lithographies, sérigraphies sur toile, peintures, disques, film…), issues directement de ces écrits-mêmes ». (Frédéric Acquaviva)