Jean-Paul Mauny

Le mercredi 16 mai 2012.

Le CAM s’associe au département de Haute-Saone pour participer à la mise en valeur du travail plastique de Jean-Paul Mauny dont les utopiques roses peuvent être saisies comme des matérialisations de l’attente contemporaine. D’atre part, il s’agit par delà le plasticien de rendre hommage au travail de passeur culturel que Jean-Paul Mauny a consacré à activer sur la Haute-Saone.

Dans la pratique de l’exposition du Centre d’art mobile, ce que nous nommons exposition de poche vise à réduire à l’extrême le processus de mise en situation de pièces qu’elles soient issues d’une seule main ou de créateurs divers. Il s’agit de poser les bases de ce qui devrait être lu comme une logique de sens. Celui-ci n’interroge pas prioritairement la proposition de l’artiste, mais se tourne vers la réception. En tentant d’établir les conditions minimales de la réception dans une proposition de sens, nous essayons de mettre à l’épreuve quelques hypothèses issues de notre pratique. Celle-ci qui joue de la question du local et du global vise à cerner les lignes de résonances entre ces deux extrêmes. Si cette perspective n’est pas -neuve- elle ne s’inscrit pas dans l’exigence de la nouveauté, mais veut dégager les conditions de rapprochement d’expressions artistiques, soit réunies dans une même localisation, soit inscrites dans une même démarche, cela par-delà les époques.
Le rapprochement interroge son support. Entre, sans exclusive, l’analogie, à laquelle nous restituons le sens fouriériste, et l’air de famille wittgensteinien, ou encore le rapprochement -rationnel- à la Auguste Comte, ou la -rêverie- bachelardienne se tisse une trame de corélations ?
Celle-ci s’offre comme un support à une esthétique de la réception à sans cesse reconstruire.

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